Abuser peut tuer...
La préfecture de police de paris, le Samu, la Mairie et les hôpitaux de Paris, ainsi que la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris se lancent dans la communication.
Fleurissent donc sur les panneaux de la capitale cette affiche:
Le fond du dossier se retrouve sur le site de la préfecture de police: ces dernières années le nombre d'appels sur les numéros d'urgence (15, 17, 18 et 112) ont litérallement explosés. Le problème étant que sur le fond la quantité d'interventions réellement urgentes n'a pas du tout suivi cette progression exponentielle. Différents paramètres sont en cause. Pour la partie (para)médicale: le fait que de plus en plus d'administrés considèrent obligatoire d'aller à l'hôpital pour la moindre gripette ou douleur abdominale par exemple. Nous sommes tous de grands garçons, et si on se retrouve avec le nez qui coule, on peut commencer par aller voir le pharmacien (qui est aussi docteur), et qui est à même de nous proposer des médicaments sans ordonnance. Si d'aventure il ne peut nous dépanner (besoin de médicaments sur ordonnance par exemple), pourquoi donc passer par le SAMU pour avoir SOS médecins??? Aucune raison, par contre nous contribuerons à la congestion de ce goulet d'étranglement de la chaîne d'urgence que sont les plateformes de traitement des appels.
De la même façon, pour la partie interventions futiles: personne n'a jamais retrouvé de squelette de chat dans les arbres. Certes nos griffiers ont souvent peur de redescendre, mais quand la faim devient trop tenaillante, ils trouvent l'échapatoire ad-hoc pour rejoindre leur gamelle de ronron. Vous êtes coincés dans l'ascenseur de votre immeuble? Le syndic paye à prix d'or des sociétés d'entretien et de télésurveillance, et c'est à eux d'assurer le "SAV". Certes il est bien évident que cette situation est des plus inconfortable, que les pompiers seront là dans les 10 minutes en centre ville là où Otis, Koné, Schindler et les autres mettront 30, 60, 90 minutes, mais pendant qu'ils seront à vous sortir de la cabine, ce sera sans doute un autre centre de secours, plus loin, qui devra venir pour le gamin de 14 ans qui aura son accident de l'autre côté du pâté de maison.
Là vous me direz: "Mais on n'a qu'à mettre plus de pompiers dans les casernes". Certes, c'est un point de vue. Mais je me permettrais de vous rappeler que ce sont nos impôts qui payent ces augmentations de moyens, alors même qu'il s'agit de palier le défaut de réponse de l'une des société précitée.
Et si pour une fois nous prenions réellement conscience de nos responsabilités?
17/11/08 - 17:34
Oui, c'est tellement à la mode sur GA en ce moment d'être conscient de tout, d'être un bon citoyen mo-dè-leu respectueux de sa sa po-liceu, et magnanime devant l'homophobie des institutions et de Sa Sainteté-eu !!! N'oubliez pas de trier vos déchets et de dire merci à la dame !
kiferiendsedidoi