Loin de moi l'idée de me rappeler particulièrement la cage aux folles, je repense beaucoup plus à cette finesse d'esprit, ce côté parfois un peu clown triste. Un grand Monsieur nous a quitté, tels Devos, Brialy ou Noiret.
Lui (tentant pour un 30ème fois d'entamer le dialogue): "Salut [...]" (je coupe le couplet de présentation)
Moi: "Je vais reprendre une dernière fois: dans le profil est indiqué que je ne réponds que quand je vois une tête, normal, c'est donnant donnant, je n'aime pas parler à une bite. Donc soit tu te retires mollement les doigts du [biiiip] et tu mets ta bouille sur le site, soit tu prends doucement tes gouttes et tu me lâches la grappe"
Petit exercice tordu:
Vous prenez une bande de pote (6 personnes). L'un des 6 se marie, demande à 2 des amis précités d'être ses témoins et invite les 3 autres au mariage. Jusque là rien d'anormal.
Il convient de préciser que je me retrouve dans le lot des 2 témoins.
Nous préparons donc un lot de petites conneries pour animer le mariage: la fameuse voiture balais, avec les 2 mannequins qui vont bien, le petit discours , le réaménagement de la chambre nuptiale (lit en portefeuille et autres conneries), ainsi que le sacro-saint pot de chambre. Et je dois avouer être assez fier d'avoir pu réaliser toutes nos conneries. :o)
Petite précision à apporter: cette "bande" d'amis s'est créée autour de deux sociétés, au fil des passages des uns et des autres dans les 2 boîtes. Je me dois alors de vous narrer l'histoire qui motive le titre de ce post.
Un matin, débarquant dans la boîte où j'étais pour prendre mon service, mon boss m'interpelle "Aujourd'hui tu bosses avec Ernest" (non, Ernest n'est pas son vrai prénom, mais on fera comme si).
Et là je le vois débarquer... Un bon mètre quatre vingt cinq, brun, les yeux noisettes, franchement présentable, mais pour le départ en tous cas pas la moindre idée lubrique de ma part (si si, promis).
Nous passons pas loin de 3 mois à bosser presque tout le temps ensemble, et nous apprenons à nous connaître. Curieusement, beaucoup de choses en commun, notamment la musique. Pire: parfaitement synchro sur nos humeurs, nous passons des journées entières vissés sur FG, d'autres sur un cd d'ACDC que nous nous passons en boucle toute la journée, et le lendemain, moins la forme, nous passons la journée sur Chérie FM... C'est assez étrange. Evidemment, on pourrait considérer cette "relation" comme assez fusionnelle, passant également pas mal de soirées ensembles alors même que nous avions passé la journée côte à côte.
L'animal est donc divorcé, un fils de 6 ans à l'époque, marrant comme tout. Un lourd passif familial, mais finalement il a raisonnablement su tirer son épingle du jeu et s'en sort plutôt bien. En bref une personnalité attachante.
Arrive le moment où il finit par changer de société, passant sous des cieux plus propices à son évolution de carrière. Je passe avec lui sa dernière journée au sein de ma boîte... Aux alentours de 10h il me prend entre quatre yeux: "Il y a un soucis?"... Je dois avouer que depuis 8h je tirais une gueule de 6 pieds de long, je conduisais comme un porc, bref, il était flagrant que j'étais sur les nerfs... L'idée de le voir se barrer me faisait vraiment chier.
L'été suivant, plus disponible, il organise quelques diner chez lui.
Premier dîner assez tendancieux, je me retrouve seul avec lui, et il me la joue assez bizarre: "Trop chaud, je vais prendre une douche"... et il revient dans un peignoir mal refermé... Je lutte tant que faire se peut...
Second dîner, avec la bande d'amis précitée. On en arrive à ce que l'un des amis demande à la nana du groupe si d'aventure Ernest n'aurait pas virer sa cutie, vu son comportement avec moi.
Ernest parti sous de nouveaux cieux se fait mettre le grapin dessus par l'un des homos du coin. Ils passent quelques temps ensembles, et il finit par m'en parler. Quelques semaines après son annonce, il revient me parler de sa relation, version "Bah avec lui on ne parle que boulot, côté musique, sorti de Dalida et Barbara ça ne va pas bien loin. Alors qu'avec toi je peux parler de tout, côté musique on est beaucoup plus synchro..." et j'en passes de meilleures. Je mets cette comparaison sur le dos d'une comparaison d'homo à homo et non sur le dos d'une comparaison de "relations", ayant cru comprendre que j'étais le seul autre couillon avec qui il pouvait comparer.
Ce qui devait arriver arriva: il finit par se séparer, toujours est-il que d'hétéro il devient donc bi, et beaucoup plus accessible pour le coup...
Il a d'ailleurs compris qu'il était doucement bi, cependant différents trucs le bloqueront sans nul doute pour assumer une relation avec un mec: notamment son fils, et subsidiairement sa mère et son ex femme.
Il enchaîne les belettes, certaines pour plus longtemps que d'autres, mais sans grand résultat.
De façons assez étrange, et alors même que je ne me souviens qu'une fois par an de mes rêves de la nuit, je me prends à rêver d'un calin avec lui. Rien de sexuel, juste ce bien-être à se retrouver enlacés l'un contre l'autre.
Arrive alors le mariage...
Les mariés avaient prévus les logements pour tout le monde, et notre ami Ernest, a priori peu regardant quand au lieu, et gentiment fauché, se retrouvait en dortoir dans la maison des parents du marié. Il y dort donc le vendredi soir, veille du mariage.
Samedi, nous préparons notre voiture balais, puis nous dirigeons vers la maison familiale pour le buffet pré-mariage.
La cérémonie se déroule sans soucis, dîner, soirée... Arrivée 6h du matin, après la promenade sur les bords de Loire, un doute arrive: a-t-il toujours sa place en dortoir? En effet, quelques réarrangements de dernière minute laissent supposer que ce n'est pas le cas. Advienne que pourra, ayant été très raisonnable sur la boisson (ce qui était loin d'être son cas), et disposant d'un lit 2 places dans ma chambre d'hôtes, il n'a qu'à venir avec moi. Pas l'ombre d'une idée lubrique en tête, juste le fait qu'il soit sûr de pouvoir dormir dans un lit et non sur de la moquette.
Vu l'heure, aucun des deux n'a le courage de prendre une douche, d'autant que nous savons que nous ne dormirons pas plus de 3h. Brossage de ratiches rapide, et zou, sous la couette.
Je me parque le plus au bord possible, afin d'éviter tout contact, conscient de ce lien quelque peu étrange qui nous unit. Au départ sur le ventre, je finis par me mettre en chien de fusil vers l'extérieur du lit, à l'hôtel du cul tourné comme on dit chez moi. Passe un bon quart d'heure, sa respiration se ralentit et devient plus régulière, il a du s'endormir.
Mais il change également de position, et vient se mettre en chien de fusil derrière moi, sa main droite me carressant doucement le flanc.
C'est étrange... Les mecs avec qui je me suis senti bien dans ce type de position sont très rares. Souvent on a la sensation qu'il y a une jambe ou un bras en trop. Et bien là non. Pour un peu on aurait cru à du Légo, s'emboitant parfaitement.
Gros moment de doute... Que faire sachant qu'il tient une cuite mémorable et qu'il n'est sans doute pas complètement conscient de ce qu'il fait?
Option 1: Rien, je fais celui qui dort déjà, me forçant à une respiration régulière même si certaines parties de mon anatomie montrent clairement que je ne reste pas insensible à ses caresses.
Option 2: Simulant le début de coma, je me contente de lui prendre la main et de rester ainsi enlacés.
Option 3: je lui saute dessus, au risque de potentiellement perdre tout ce qui peut nous unir sur le plan "amical"?
Ne souhaitant pas pourrir ces désormais 4 ans d'amitié, j'ai préféré l'option 1... Je dois avouer que je m'en mords les castagnettes... J'aurais du au moins prendre l'option 2, histoire de vivre au moins ça.
Ernest rentrait le dimanche. Une fois arrivé il m'a passé un tit coup de fil tout gentil, presque plus qu'à l'accoutumé. Peut-être est ce moi qui veut y voir plus qu'il n'y a...
Je rentre lundi, et lui envoie un petit texto. Il finit par me rappeler. Il n'a rien de prévu vendredi et veut qu'on se fasse une de nos sorties, peut être dans notre cantine favorite... Vais je mettre les pieds dans le plat, là est la question... "Tu te souviens de ta nuit?"
De prime abord, je ne le pense pas... On verra bien comment ça se présentera...
En congés, une fois les lessives lancées puis étendues, je me prends à fureter sur le net.
J'en viens à repenser à un site dont m'avais parlé un ami poz'. Curieux de nature, je décide donc de m'y créer un login. Et là: surprise!
Ceux qui traînent un peu sur le net ont du le constater: on retrouve souvent les mêmes têtes, et bien ça se confirme. Petite blague: le site conserve une thématique toute particulière (en relation avec le logo ci-dessus). Et là on découvre donc la schyzophrénie de certains internautes, cherchant sur des sites "soft" le tendre amour, version "ah non je ne me fais que très rarement sauter" et se retrouvant sur cet autre site à chercher des plans à la chaîne, de préférence sans capote, et avouant sans scrupule dans leur profil ne pas du tout connaître leur statut sérologique et s'en tamponner gaiement.
Mettons nous bien d'accord, j'ai eu l'occasion lors de certains de mes couples, de passer au stade où l'on pouvait déballer la viande du cellophane. Et je conçois/comprends qu'un séropo puisse avoir à un moment envie/besoin d'au moins une fois s'en passer, ne serait-ce que pour se souvenir de comment ça fait. Humainement cela me paraît "normal". Scientifiquement cela me dérange un peu: il risquerait en effet une co-infection par une autre souche, une surinfection par la souche qu'il possède déjà ou bien encore une co-infection par une autre IST avec toutes les difficultés de traitement que peut impliquer une trithérapie. Mais dans ce cadre, je conçois quand même ce "besoin", et l'idée donc qu'un poz' cherche un autre poz' pour assouvir cette envie ne me paraît pas complètement anormale.
Par contre je n'arrive pas à comprendre ni cette volonté d'annihilation que peut avoir un S- à chercher un plan "plombe" comme on dit, ni cette volonté qu'un S+ peut avoir à plomber. Attention, je ne suis pas en train de dire que c'est un cas systématique, loin s'en faut. Mais ces quelques rares cas me semblent tenir plus de la psychiatrie que de la satisfaction sexuelle, je l'avoue.
Et ce qui me choque d'autant plus c'est que finalement ces mecs que l'on retrouve version "fleur bleue" sur les chats "soft" se foutent en fait de leur statut sérologique, voir ils cherchent la séroconversion sur ce site thématique.
Certes, lors de mes quêtes successives, j'adaptais raisonnablement le profil en fonction de la "température" du site, cependant alors qu'arrivaient les questions en rapport avec mes pratiques, mes réponses ont toujours étés claires et presques exhaustives. J'ai toujours pris le sexe (que ce soit en couple ou de façon isolée) comme un jeu, assimilant cela à un menu de restaurant: plein d'entrées, de plats, de desserts, mais on ne prend jamais tout sur la carte.
Un peu d'honnêteté n'a jamais fait de mal, mais alors pourquoi donc en venir à ce début de schyzophrénie?
Ne soyons pas parano pour autant, mais je ne saurais que trop vous enjoindre à continuer à rester vigilant, quel que soit votre état (alcoolisé ou autre), au port du préservatif tant que vous papillonnez.
Je dois avouer qu'à l'issue de mon concert de Muse au parc des princes je restais circonspect sur l'idée d'aller à celui des Chemical Brothers...
Je m'explique:
Côté Muse, on avait en première partie Archive, et comme déjà dit précédemment, j'ai réellement "plané" sur ce groupe. Cela dit c'était déjà le cas sur leurs albums.
Pour Muse, je n'avais hélas pas ressenti cela. Loin de moi l'idée de m'être emmerder durant le concert, c'était fort agréable, mais je n'ai pas "vibré".
Du coup, alors même que je ne me suis sans doute jamais passé un album complet des Chemical, sans m'arrêter, je doutais un peu. Pour un peu j'ai même hésité à revendre ma place sur le net.
Finalement l'envie de m'aérer a pris le dessus.
Première partie sympatoche: un DJ chauffait gentiment le Zénith, de très bons morceaux.
Arrivent les Chemical Brothers, et là ça a été THE baffe.
Quelques aperçus:
1/ L'intro et quelques moments choisis (désolé, mais manifestement le micro a saturé)
2/ Des reprises d'ancien album, comme notamment Star Guitare
3/ Des titres du dernier album comme We are the night
Je crois que j'ai rarement autant trippé dans un concert... J'y étais avec un collègue avec qui nous avons du finalement rampé dans le métro tellement nous nous étions cassé les pattes à sauter, danser...
Je ne saurais que trop conseiller à ceux qui n'en ont pas encore eu l'occasion d'aller les voir en live!
Suite du post précédent: Petit compte rendu du mariage.
Episode 1: Sortie de taf à 7h30, direction la maison. Officiellement, j'ai prévu de me faire un grand ménage, histoire de rentrer de ce périple dans un appartement digne des échantillons témoins... C'est toujours plus agréable.
Je prévoyais aussi de me faire un p'tit bain: c'est reposant mais pas ensucant... Alors que dormir 2 heures dans un lit, on en ressort la tête dans le sac et je ne me vois pas me cogner 800 bornes avec la vitalité d'une marmotte en hibernation.
Finalement ce qui devait arriver arriva, je m'endors mollement dans mon bain, me réveille à la bourre, et pars avec 30 minutes de retard.
Je lutte tant bien que mal pour faire d'une seule traite les 200 premiers kilomètres... Faire des pauses de moins de 200 bornes ralongerait de façon significative le trajet.
Arrivé à 80 kms de Dijon, je me pose, café, clope, et téléphone. Je discute avec l'animal que je marie dans maintenant 10 jours, et tout à coup le doute m'habite...
"Quitte pas deux secondes"
Je me dirige vers le coffre et l'ouvre.
"P_ _ _ _ de bordel de m_ _ _ _ !! mais quel âne! Si j'étais assez souple pour le faire je me mordrais les couilles jusqu'à me les couper."
"Qu'est ce qu'il y a?'
"J'ai oublié mon costume chez moi..."
Résultat: demi tour, et 400 bornes et 4h à rajouter au compteur, just for fun.
Finalement arrivé sur Marseille peu après minuit, juste les pieds à mettre sous la table, ça fait du bien, le tout accompagné du petit Bordeaux qui va bien.
Réveillé gentiment, début de chaleur, mais un fond de mistral raisonnable, de quoi supporter le temps quand on reste à l'ombre. Un petit déjeuner rabelaisien, un bon demi litre de café, direction la douche et l'habillage.
La mairie? Somme toute assez standard, rapide et efficace.
L'église? Sur la rive Nord du Vieux Port, avec une vue directe sur la bonne mère et le vieux port. Du grand plaisir.
Le vin d'honneur et le dîner: sur la rive sud du Vieux Port, dans une citadelle militaire reconvertie en hôtel. Un grand plaisir. Imaginez vous sortant de table d'un mariage avec des mets à se taper le cul par terre, et vous vous asseyez alors sur le rempart et allumez un bon vieux barreau de chaise: Roméo et Juliette n°1... En contemplant la bonne mère, le vieux port... Regardez plutôt!
Il l'ont dit: O. :
-"Mes T4 sont comme toi: ils sauvent leur monde tous les jours mais ça les dépriment :o)"
-"Avant ma psychothérapie j'étais au bord du gouffre. Aujourd'hui j'ai fait un grand pas en avant" S. :
-"Sois fier de ce que tu es, n'ai honte d'aucune facette qui fait de toi ce que tu es" (merci Kris pour celle là ;op)
-"Tu es là à chaque fois que j'en ai besoin, t'es un mec trop bien je persiste et signe :op" B. : "Prends conscience d'une chose: tu ne peux être à la fois intelligent honnête et optimiste" R. :
-"Bah il en faudrait plus des grands cons comme toi... La terre s'en porterait mieux!"
-"Fais pas ta Meredith"
-"Quand t'es célibataire, t'es triste et dépressif, quand t'es casé avec lui t'es énervé et dépressif... A choisir?"
-"[..] au moins avec toi ça dure, finalement j'ai plus partagé avec toi qu'avec XXXX"
Je l'ai dit: "Je n'ai rien contre les nichons mais il manquera toujours une paire de couilles" (merci Sté de me l'avoir rappelée celle là ^^)