Skeetfr

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Le 16/03/2013 à 20:03
Découvert au hasard d'une errance nocturne sur Arte, Woodkid, dont l'album sort tout juste... Run boy run Iron L'ovni est complet: l'animal vit la moitié de l'année en France, mais l'autre moité outre atlantique. Il pratique autant la musique que la réalisation vidéo, la peinture, la sculpture... Franchement j'attends son concert avec impatience. Sinon pour ceux qui ne l'ont pas encore noté, Stéréophonics a sorti son nouvel album... A écouter d'urgence...
Le 15/01/2011 à 19:32
Bon, encore une fois j'ai récidivé et craqué, résa en mode panique de 3 places pour ce concert qui a eu lieu hier soir. Encore une fois, une claque sans nom, un pied frisant le nirvana... Une fois en fosse je mets quiconque au défi de ne pas finir tel un cocaïnomane épileptique en cours de sismothérapie, pris de convulsions incontrôlées. Ouverture sur Push The Button: S'ensuit Do it again Horse Power Et puis entre autre: Star Guitar gentiment retouché: Saturate, toujours aussi efficace: Le retour d'un "vieux" titre, Block Rockin Beats:
Le 05/01/2011 à 06:34
Curieux que cet homme. Personnellement je crois l'avoir découvert dans Usual Suspects. Une profondeur, un charisme... Une gueule, un peu ravagé il faut le dire, mais une vraie présence. Un Shakespearien, un vrai. Et par la suite j'ai toujours eu plaisir à le retrouver, hélas la plupart du temps dans des seconds rôle (y compris dans le choc des titans). Une palanquée de films marquant en ce qui me concerne: Usual Suspects, certes, mais aussi Roméo+Juliette, Les Virtuoses, The Constant Gardener... Une année 2011 qui commence donc par une disparition bien désolante...
Le 30/12/2010 à 08:08
Ou comment transformer de la soupe en une performance vocale (certes accompagnée d'une boite à effet sans nul doute, mais quand même): Accessoirement Mike Tompkins est assez présentable, ce qui ne gâche rien... D'autres vidéos sur Youtube:
Le 21/11/2010 à 18:30
Trentenaires attention, ce film fait mal... Le synopsis de départ? Une bande de pote trentenaire, chacun avec ses particularités: le patron d'hôtel stressé, le fêtard invétéré, le coeur brisé qui n'arrive pas à oublier son ex, la croqueuse de mec qui ne sait pas s'installer en couple, le jeune père marié trop jeune un peu perdu sur le plan sentimental... Sous couverts de vacances, Canet nous laisse mijoter tout ce petit monde dans un chalet dans le bassin d'arcachon, et tout se développe. Je ne saurais dévoilé l'intrigue, ce n'est pas mon but, néanmoins je ressors de là avec quelques certitudes: 1/ Canet est comme le bon vin et s'améliore en vieillissant derrière la caméra 2/ Il a de très bon goût musicaux, rares dans le cinéma français, principalement à base de soul, et franchement ce n'est pas pour me déplaire 3/ Il réussit à exploiter de mieux en mieux ses acteurs, rendant parfois même inutile les paroles, seules les images et la musique suffisent pour comprendre où il veut en venir. 4/ Je comprends pourquoi par deux fois nous nous sommes retrouvé face à des salles pleines et l'impossibilité de voir ce film.
Le 21/11/2010 à 18:19
Bon, au départ ce n'était pas le film visé, mais Les petits mouchoirs affichant complet, il a fallu se rabattre sur autre chose... Un film plutôt sympathique, les personnages sont assez attachant. C'est assez curieux, mais mon homme connaissant la pièce avec Maillant était plus que réticent à aller voir le film... Et je comprends. Il est clair que Maillant et Deneuve n'ont rien à voir. Résultat? Malgré la différence, pas déçu!
Le 12/11/2010 à 08:55
Allez hop, année à concert, dont le dernier en date: Deep Purple le 10 novembre au Zénith de Paris. Ceux qui me connaissent savent que Mylène n'est pas franchement ma tasse de thé, n'en déplaisent à certains. Une amie m'a proposé sur un coup de tête de l'accompagner voir Deep Purple. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un groupe que certains considèrent comme les précurseurs du Hard Rock. Cela suscitera sans nul doute quelques interrogations: et bien oui, Deep purple existe depuis plus de 40 ans, le leader vocal, Ian Gillan, a fêté ses 65 ans cette année, et reste des plus agité sur scène. Je crois même que c'est l'un des meilleurs concert que j'ai pu vivre: chanteur, clavier, guitariste, bassiste, batteur: tous prenaient manifestement un pied sans nom à être là, et à nous faire vibrer. Cela change de certains concerts trop "propres". Deux aperçus pour la peine: 1/ Smoke on the water (après 30 secondes de solo de guitare...) 2/ Black Night (Après une minute trente cinq de solo de basse...)
Le 21/06/2010 à 22:21
Prologue Prenez un jeune infirmier diplômé d'état tout frais sorti de son IFSI. Sortant de la formation professionnelle (formation continue en somme), il doit 2 ans sur un poste qu'il ne choisit que très peu (en gros là où c'est le plus la dèche). Petit préambule, le jeune diplômé est bipolaire. Pour la faire courte, et pour les (presque vieux) comme moi, maniaco-dépressif quoi. Oscillant entre période up à jouer les zébulons chouilleurs et joyeux fêtards, et des périodes down où toutes les plus sombres idées peuvent lui passer par la tête, sans pour autant qu'il y ait de "raison" à ça: ni la mort du poisson rouge, ni la défaite de la France à la coupe du monde (ah si ça oui pardon). Donc notre jeun diplômé doit choisir avec ses comparses des IFSI de l'AP parmi un peu plus de 100 postes, dont plus de la moitié à torcher des culs dans des boîtes à vieux... Pardon: à prendre soin de nos aînés dans des services de long séjour. Mais dans le lot, se trouvent quelques très rares postes en "aiguës" (par opposition aux soins de suite), et notamment en bloc neurochirurgical. Perso, bon con que je suis, voyant ça dans le lot, je n'ai su que trop lui conseiller de tenter... Certes ça reste du bloc, mais au moins ça bouge un peu plus que de jouer les torche culs en gériatrie. Réflexion, et finalement il prend le poste. Arrivé sur place: zéro formation... Enfin, une mise "en doublure", mais aucun protocole type en fonction des interventions les plus courantes, que dalle. Un chef de service digne des grands cons de Molière, hystérique, insultant, mégalo... Qu'à cela ne tienne, dans le lot juste une nana, certes un peu froide mais professionnelle remonte le niveau: expliquant les choses, attendant que le stagiaire les reformule pour les considérer comme acquises, retentant la fois suivante de voir si elles sont réellement acquises... Appelons la "S.". Parmi ses autres "collègues" notre jeune IDE trouve entre autre: - une dinde qui passe 3h par jour dans le bureau de la cadre, en sort 30 minutes avant la fin de son service, va s'enfermer dans une autre pièce 2heures, le tout pour pouvoir finalement déclarer 1h30 d'heures supp tous les jours ou presque - un grand couillon qui met plus ses mains là où sont celles du chirurgien que sur sa table d'instruments... "Ah c'est curieux, j'aurais pas fait comme ça, ça serait pas mieux par là?"... (Heu comment te dire... Si tu voulais mettre les mains dedans c'était pas l'IFSI qu'il fallait tenter mais médecine....) Arrivent quelques tensions prévacances, entre autre: 1/ Alors que le CH est de grande garde neurochir, il reçoit une patiente de 30 ans présentant un hématome sous durale aigu suite à une chute dans les escaliers. L'interne ne sait pas trop ce qu'il doit faire, et plutôt que d'appeler son sénior, demande à l'anesthésiste, qui considère qu'il faut opérer, et organise le bloc. Lorsque le chir descend, ça devient la curée: la patiente est déjà légume, l'opérer ne sert à rien, l'hématome est tellement aigu qu'il a poussé le tronc cérébral dans le trou occipital, réduisant l'influx nerveux à peau de chagrin et la victime en un doux légume gargouillant. 2/ Un homme d'une 40ne d'année, sorti de son école d'infirmier de bloc, avec déjà 6 mois dans ce bloc, encore totalement incapable de faire quoi que ce soit dans ce foutu bloc, et hystérique dès qu'il lui est dispensé le moindre conseil (insultes, menaces, le tout à 120 dB). 3/ Un aide soignant qui termine à 20h mais ayant pris pour acquis qu'il pouvait se barrer à 19h15 de façon à prendre son train en avance tous les jours... En soit cela ne prêtait pas à problème 99 fois sur 100, sauf que ce soir là, ça a posé problème, à l'accueil de notre jeune femme de 30 ans précitée... Avec un personnel de moins forcément l'installation se fait plus délicatement. Epilogue? Il se trouve que ce fameux soit où l'aide soignant se casse, c'est "S." qui est d'astreinte et présente au bloc. Du coup elle en chie doucement pour bosser, normal. Elle en parle donc le lendemain à sa "cadre". Celle-ci ne fait rien, à peine évoque t elle le problème avec l'aide soignant, qui du coup manque d'en venir aux mains avec S. si ce n'était l'intervention de notre jeune infirmier pour les séparer. Ce dernier voyant tout se déliter tente la médiation en allant voir la cadre... Une semaine se passe... Soeur Anne ne vois tu rien venir?? La situation montant en pression, tout comme notre bipolaire, il craque et finalement va voir la cadre supp, qui du coup va voir la cadre, qui recrache tout à la fameuse miss "heure supp". Résultat? Finalement la cadre monte un dossier pour évincer "S.": lettre du chef de service, de notre comparse qui s'est gourré de vocation et ainsi de suite. Comme quoi la fonction publique hospitalière sait aussi trouver de très bons cadres, tant sur le plan technique qu'humain......... Navrant....
Le 16/05/2010 à 12:48
Prise de conscience ou déception, là est la question. Prenez 2 zouaves qui se connaissent depuis un bail, 5 ans d'écart entre les deux loustics. Les origines de cette connaissance? Boarf, comme beaucoup d'entre nous: une entrevue suite à quelques mois de chat. Oui quelques mois dans la mesure où les deux protagonistes crèchent à plus de 400 bornes l'un de l'autre. Entrevue étrange, pas dénuée d'intérêt, mais sans doute un petit blocage quand même, pour une raison totalement inexpliquée. Résultat? De échanges réguliers et ce qui paraît donc se développer comme une amitié. Régulièrement, au fil des promenades de l'un ou de l'autre, entrevues autour d'un verre ou d'un plat. Chacun vit sa vie de son côté, raconte ses déboires, et j'en passe. Et puis les deux se casent. Le premier dans ses montagnes avoue se caser "par défaut"... Le jeune homo y est rare, du coup il finit par se caser avec un parti raisonnable dont au feu il avoue ne pas être accroc. Mais cela permet de se réchauffer sous la couette. Assez rapidement il se rend compte que sexuellement il n'est pas entièrement satisfait et en impose ses conditions: couple libre ou rien. Le "conjoint" en arrive à accepter, dans la mesure où il n'a pas trop le choix et que lui est bien accroché. Il ne se laisse pas complètement faire pour autant: déjà sage malgré son âge, il achète son appart', tant pis pour l'autre qui reste finalement assez étudiant dans l'esprit, papillonnant plus que ne se posant. Du coup chacun vit sa vie la semaine, chacun chez soit, et ils ne se retrouvent que le week end... Le second ami se fait doucement harponner par un loustic de son âge, mais les conditions ne sont pas les mêmes. En effet, sexuellement, même si dans le temps les envies varient, les goûts sont les mêmes. Les souhaits de construction sont raisonnablement similaires... Bref, même si quelques anicroches subsistent, globalement ça se passe plutôt bien. Arrive le jour où le couple non francilien souhaite passer un week end parisien. Premier démarchage auprès des comparses résidant intramuros: choux blanc, tout le monde se casse pour l'ascension, et impossible de récupérer les clés avant leurs départs respectifs. Ainsi arrive la demande auprès des banlieusards. Accord du couple, tout va bien. L'arrivée se passe globalement bien, et la première journée aussi. Seconde journée: promenade parisienne et expos. Échanges plutôt sympathiques, tout va encore bien. Arrive la soirée et c'est là que ça part en sucette: les 2 touristes finissent par rameuter une bande "d'amis", dont le plus jeune a 22 ans, tous homos. Du coup, étalant de 22 à 33 ans la tranche d'âge de cette petite réunion, cela commence à partir doucement en couille. Forcément: les hôtes de 33 ans ont passé l'âge des dinderies parisiennes de 22 ans... Et à se retrouver en pub à 21h, il ne faut pas rêver, ça risque d'être tendu pour trouver un restau qui serve encore en en ressortant... Qu'à cela ne tienne direction une adresse connue, mais isolée. Arrivée à 23h15: La cuisine est fermée. Ok... "On peut se rapprocher du métro, au pire une brasserie ça ira bien non??" ok... Arrivés devant la brasserie l'une des dindes précitées s'offusque de la qualité du nœud papillon du loufiat, qui du coup "l'insupporte tellement que ça lui coupe l'appétit"... Sans déc... Il propose donc de se rapatrier chez lui sur son canapé, à 23h25, pour attaquer des pizzas domino's... Sauf que son "chez lui" est à plus de 20 minutes, et que ça finit donc par être un peu short pour y aller, commander, manger, puis attraper le dernier rer pour rentrer (oui, la banlieue a ses limites). Et à choisir entre rentrer en 25 minutes en rer ou chopper un bus de nuit un vendredi de pont pour rentrer en plus d'une heure, bah comment dire... Le choix est très vite fait! Et curieusement le choix du couple provincial ne souffre aucun délai: bien évidemment plantons nos hôtes, et cassons nous bouffer de la pizza et dormir sur le tapis au pied du clic clac dans le studio de la dindasse. C'est là du coup que je me rends compte que malgré le passif, il reste un fossé entre nous. Certes, j'avais déjà partiellement conscience de la chose, d'autant que je ne pense pas que cet "ami" ait été très honnête vis à vis de son mari sur toutes les raisons qui l'ont amené à imposer ses règles de logement séparés ou de couple libre. Pire: je ne suis même pas persuadé qu'il ait réellement conscience de ces raisons. Je réalise donc avec un certain désarroi ce que je savais déjà sans doute inconsciemment: la différence entre un "pote" et un "ami". Et il n'est jamais très agréable de se rendre compte que l'on s'est planté, ou qu'on a manqué de clairvoyance sur les chemins différents que l'on peut emprunter.
Le 19/03/2010 à 15:39
Passage furtif par la fnac ce jour pour aller cherche deux places de théatre... Je n'ai pu m'empêcher de traîner côté CD, pour tomber sur le "Live at Géode" d'Archive. A priori selon le site du collectif, l'album n'est disponible qu'à la fnac (gasp, j'aime pas les exclusivités). Toujours est il qu'on y retrouve du coup l'essentiel de controlling crowds, en version accoustique: un petit orgue, un piano, une guitare sèche... Et que ce soit Pills ou les autres, (on notera lights également qui n'est pas issu de controling crowds), tout ça à la sauce accoustique passe très bien. Trop bien? Possible... Il conviendra d'éloigner cordes, fusil à pompe et autres couteau de cuisine.
Le 14/03/2010 à 09:54
D'aucun me diront "encore un film sur 39-45!!"... Certes. Chacun expie comme il le peut ses fautes. Les Américains nous pondent régulièrement des films sur le Vietnam, nous cela reste Vichy, et une fois de temps en temps l'Algérie, l'Indochine ou 14-18. Toujours est-il que La Rafle reste particulièrement efficace. Bon, je le concède, je ne suis pas accroc à Jean Reno dans un rôle présumé dramatique. J'apprécie l'homme pour ce qu'il est (n'y voyez aucun fantasme, loin s'en faut), mais non, je n'y vois pas un grand dramaturge. Le reste de la distribution? Je dois avouer que je m'attendais un peu à la qualité de Gad Elmaleh... Et je n'ai pas été déçu. Cela fait quelques années que je le compare à Bourvil: un clown triste particulièrement doué. De la même façon Mélanie Laurent a été particulièrement juste. Pour le reste: comme il se doit on se prend un douce claque, comme les autres films déjà sortis au sujet de cette période trouble: qu'il s'agisse de l'armée des ombres ou de Nuits et Brouillards, personne n'en ressort complètement indemme... Il suffit pour cela d'écouter le silence de la salle en fin de projection.
Le 24/02/2010 à 13:48
(désolé pour la qualité sonore) Allez savoir pourquoi, en ce moment je repense régulièrement aux "vieux" amis. Ceux avec qui j'ai pu partager joies, doutes, peines... Qui ont pu me soutenir, ou que j'espère avoir soutenu. Dans le lot on compte ce curieux petit corse, tellement fier de ses racines, mais que rien au monde ne ferait cautionner les âneries des indépendantistes. Souvenir d'un mariage corse sur le vieux port, où après un Kyrie polyphonique a capela à l'église, entre la poire et le fromage lors du repas, la famille a ressorti les grattes, pour entonner entre autre cette chanson, un peu plus approximativement... Forcément, en bons vivant que les époux sont, la boisson était également de qualité, et arrivés à ce stade de la soirée, elle commençait à faire son effet...
Le 24/01/2010 à 23:34
Hier soir, Archive, collectif anglais, se produisait au Zenith de Paris. Quelques reprises comme F_ _ _ You: Et des titres de leur dernier album, comme Bullets: Controlling crowds: ou un extrait de King of Speed: Il n'y a pas à chier, même si je n'accroche pas à tous les titres, ce groupe continue au fil des ans de faire dresser les poils et mouiller les yeux...
Le 15/12/2009 à 18:54
Une perle, interdite de diffusion en son temps, et ressortie pour l'occasion des fêtes... Délectez vous donc:

Pub Perrier
envoyé par LiloonandBruce. -
Le 18/11/2009 à 09:27
Etrange, surpris sans l'être, mais le résultat est positif! Hello frangin, Ca alors !!!... tu es allé à Berlin et tu ne m'as rien dit !!! :-) C'est plus sérieusement à moi de m'excuser : ça fait un petit moment que je m'en doute un peu, et j'aurais peut-être pu t'éviter quelques tortures inutiles en abordant le sujet avec toi. Je pense que je ne suis pas le seul à m'y attendre d'ailleurs... Alors, pour les questions que se pose celui qui fait son coming-out à son plus vieil ami, ça ne m'est pas encore arrivé très souvent alors je vais essayer d'imaginer :-) Me sens-je trahi ? Absolument pas. Non pas que je considère que ça ne me regarde pas (parce que je pense que si un peu quand-même !) mais je suppose qu'il fallait que ça soit mûr pour sortir. Est-ce que ça change quelque chose ? Ben non, d'autant que je m'y attendais un peu... Au moins il n'y aura plus ce secret quand on discute ! Qu'est-ce que je pense de l'homosexualité ? Comme sans doute beaucoup de parents, je dois t'avouer que j'y pense plus comme à un "risque" qu'à une chance, et j'aurais sans doute souhaité le "mode labrador" à mon meilleur ami :-) mais au-delà de ça, je pense que ton choix est suffisamment réfléchi pour qu'il soit accueilli avec sérieux. Et quand est-ce qu'on se voit ? Evidemment je suis curieux de connaître ton copain, mais j'aimerais bien avant prendre une bonne bière avec toi juste tous les 2, s'il n'est pas trop jaloux :-) histoire de que tu me racontes ces petites histoires de moins de 6 mois, et la plus sérieuse de 2000, sur lesquelles tu as un peu de retard mais qu'il va quand-même falloir que tu me racontes un jour sinon là j'aurais des raisons de t'en vouloir :-) [...] Sinon ça va ? La réaction côté famille est-elle celle que tu attendais ? Bises,
Le 16/11/2009 à 10:47
33 ans, toutes mes dents (ou presque), et 20 ans quasiment de non dit. Certes, le média reste peut être litigieux, mais j'ai enfin craqué, et annoncé, par courrier, la nouvelle à mes parents. Pour l'instant pas de nouvelles même si je sais par ma soeur qu'ils ont reçu le courrier. Du coup j'en profite pour l'annoncer aussi à mon meilleur ami (torchés ensemble il y a trente ans, ça crée des liens), par mail... Certes le média est peut être froid, mais je préfère comme pour mes parents le laisser digérer... Pour la peine, voici le mail: "[...]Pour le reste, ça va passer comme un cheveu dans la soupe, mais tant pis... Il vaut mieux par contre que tu t'asseyes... J'ai longtemps réfléchi, hésité, pas facile de franchir le cap de l'annonce "officielle", mais je me lance: il se trouve que l'animal ci présent (moi donc) est comme qui dirait casé (et heureux) depuis un peu plus d'un an. Jusque là tu me diras "pourquoi hésiter?", et bien parce que pour le coup il ne s'agit pas d'une compagne, mais d'un compagnon. Je me doute que du coup moultes questions vont te passer par la tête, je vais donc tenter de les brosser et d'y répondre: Est ce que ça m'a pris comme l'envie de pisser? Pas franchement. Pour faire court côté historique, je me rends compte a posteriori que ça me travaille depuis mon éveil "aux choses de la vie". Du coup: pourquoi ne l'annoncer qu'aujourd'hui? Surtout parce que vivre une histoire qui dure, tout en devant la camoufler sous couverts de non dit devient difficilement supportable, et confine parfois à la schizophrénie. Aussi parce que parallèlement à ce courriel, j'ai annoncé la nouvelle à la famille. Enfin parce que ça m'a pris un temps fou pour déjà comprendre ce qui m'arrivait, et simplement l'assumer. Si ce "penchant" date autant pourquoi avoir attendu? Déjà parce que n'ayant jamais dépassé les 6 mois, les non dits étaient facile à "gérer". Ensuite, j'ai confiance en toi, et en ce qui nous lie, et j'ose croire que ça ne cassera absolument rien. Par contre, vivant moi même dans ce "mensonge par omission" je ne souhaitais pas te mettre en porte à faux vis à vis de ta chère mère. Les liens entre nos parents étant ce qu'ils sont, et vivant moi même ce qui est devenu un calvaire de choix de mots, de réponses évasives et de non dits, je ne voulais pas te faire subir le même sort. Et puis toi comme moi sommes assez pudiques côté sentiments, pas facile d'en parler. Une trahison? Un manque de confiance? Très sincèrement, vraiment pas. Pour resituer dans le contexte et dans la chronologie, j'y pensais déjà au collège. Néanmoins je ne sais par quel mécanisme de protection, je me projetais quand même sous 20 ans dans un pavillon en banlieue, avec madame, le labrador et les 3 marmots. La première "vraie" prise de conscience a été sur le premier coup de foudre (fin 2000): là je me suis rendu compte qu'il ne s'agissait pas que de fantasmes, que ça n'était pas "que" sexuel... L'histoire n'a pas duré très longtemps, j'y ai laissé quelques plumes, mais même si on se blesse et qu'il faut parfois ramer longtemps pour réussir à se sortir la tête de l'eau, on finit par y arriver. Depuis? Beaucoup de travail sur moi même, déjà pour accepter la remise en cause du modèle que j'avais tracé. Parce que au fond même si en bon esthète (l'oeil de l'objectif?) je peux apprécier la plastique féminine, je n'ai aucune attirance pour elle. Adieu donc le pavillon, le labrador, et les 3 schtroumpfs. Et puis une fois cette acceptation réalisée, il faut se renforcer encore un peu plus pour arriver à le dire et à tenir face aux autres... Et dieu sait que ça prend du temps. Sans doute que cela a joué dans une certaine prise de distance, que je regrette, crois le bien, mais il n'est pas toujours aisé de retenir ses paroles. Enfin, et dernière question que je te verrais (peut être) te poser... Mais là pour le coup je n'en suis vraiment pas certain. D'un autre côté pour avoir discuté de ce genre d'annonce avec des amis, il apparaît que parfois cela resurgit, alors j'y répondrais quand même: y a t il eu l'ombre d'une ambiguité quant à mes "sentiments" à ton égard? Très sincèrement (et brièvement) j'y répondrais: jamais de la vie! Qu'il y ait des sentiments est absolument indéniable, il ne peut en être autrement, ça fait 30 ans que ça dure quand même, et c'est forcément plus que de simples affinités amicales pour la bière du vendredi soir. Comment poser un mot alors dessus? Amour? Je "crains" que cela ne soit le seul mot qui correspondent, mais pas du tout dans le sens copulatif du terme, exclusivement dans le sens fraternel. Même si effectivement il y a ce sentiment, il n'empêche qu'il n'y a jamais eu l'ombre d'une ambiguïté, tu restes et resteras le frère que je n'ai jamais eu. Avec toutes mes excuses encore pour toutes ces années de non dit,"
Le 08/11/2009 à 22:07

(Il semble que l'import puisse déconner un peu, l'applet est hébergée ICI. Avec un peu de recul (et quelques rides en plus), j'ai cette sensation étrange que ce 9 novembre 1989 a été la première date où j'ai réellement pris conscience du monde politique qui m'entourait. Bah oui, quelques part, avant j'avais beau potasser mes cours d'histoire géo, je ne m'y sentais plus impliqué que ça. Après j'ai commencé à "voir" ce qui pouvait se passer dans le bloc soviétique. Du coup, depuis des années, je gardais cet événement en mémoire, et ressentais le besoin d'aller voir de mes yeux ce qui pouvait donc se cacher du côté de Berlin. Seul écueil, j'ai choisi anglais/espagnol au bac... Forcément ça limitait un peu. Et puis est arrivé mon p'tit mari avec ses gros sabots, et ses dons pour l'idiome teuton. Du coup craquage et promenade ce week end, avec le regret d'être arrivé trop tard (après le concert de U2), et d'être reparti trop tôt (avant la cérémonie officielle). Un premier sentiment étrange: le calme. Peu d'agitation, peu de lumières, la nature a tout ses droits dès que l'on sort des quelques grandes artères du centre ville. Un essai de brasserie derrière Alexanderplatz... Damned que la bière y était savoureuse... Et comment s'apercevoir que les teutons savent cuisiner, en quantité... Le lendemain: tournée des grands ducs: bundestag, porte de brandebourg, mémorial de l'holocauste, checkpoint charlie, musée du mur, East Side Gallery, Karl Max allée... Pour finalement aller boire et diner dans Kreuzberg. Fatigués, mais charmés. Une vraie sérénité pour cette capitale. Globalement des gens plutôt sympathiques, des serveurs/taxis qui tentent de nouer le dialogue... Un seul regret: ne pas pouvoir plus échanger... Cela sera sans doute pour la prochaine fois?
Le 19/09/2009 à 11:25
Il est des films qui vous appellent, puis vous interpellent. Pour l'interpellation, je ne sais pourquoi... Le battage médiatique? Sincèrement, je ne pense pas que cela ait joué en soit: je n'ai jamais été particulièrement sensible à ce genre de chose. Par contre il est possible que la médiatisation m'ait donné différents aperçus qui eux m'ont donné envie d'aller voir le film. Bref, passons dans la salle obscur. Un film étrange, sans doute long, mais finalement cela fait aussi ressentir la lenteur inhérente à l'univers carcéral. Une bonde original fort à propos, des acteurs justes... Et finalement je suis ressorti de là en me disant: "Une putain de claque". Le synopsis? Un jeune couillon un tantinet largué qui a fait la connerie de trop, et se prend 6 ans. A peine débarqué, tel un mouton lâché au milieu de la meute, il finit par se faire "enrôler" dans l'un des clans tenant la taule. Petit à petit, tout largué qu'il était à l'entrée, il apprend, au point de retourner les "règles" à son avantage. Certains crieront au scandale, version "Faut arrêter avec cette psychose du taulard qui rentre voleur de sac à main et ressort chef de gang". Personnellement je ne m'attacherais même pas à ce débat, je me contenterais de trouver les acteurs juste, la photo très particulière, la réalisation fine, et les décors s'inspirant (hélas) de façon juste d'un certain nombre de prisons françaises (pour avoir pu visiter, et vraiment en touriste, Bois d'Arcy, Fresnes ou Fleury-Merogis, ces décors sont encore pour partie d'actualité). Bref, à mon sens un bon film, certes avec quelques lenteurs (mais une fois écroué les journées sont les plus longues du monde...), mais peut être à ne pas mettre entre toutes les mains: les amateurs de grand spectacle et d'effets spéciaux seront déçus. Il ne s'agit ici pour ainsi dire que d'une succession de huis clos (cela dit comment pourrait il en être autrement dans ces cellules de 8m²?
Le 01/08/2009 à 13:45
(Re)découverte au fil d'errance webesque: Apollo 440 - Krupa - 1996 Je mets quiconque au défi d'écouter le morceau en intégralité sans céder à la tentation de battre la mesure d'une façon ou d'une autre, que ce soit du pied, de la main ou de la tête...
Le 18/07/2009 à 10:42
Quand on y regarde à deux fois, je fais le bonheur de mes disquaires... Certes cela fait un bout de temps que je n'ai pas eu de fièvre acheteuse, néanmoins mes goûts musicaux allant de Haendel à U2 en passant par Muse, Led Zep', Archive, les Floyd, Dire Straits, Shawn Mullins, Faithless, Clamaran, Jeff Buckley, Puzzle, i muvrini, Nougaro... Je ne saurais en faire une liste exhaustive, cela paraît impossible. Pour résumer: la palme de la patate pour aujourd'hui sera donc pour:
First & Andre - Cruiser
Found at bee mp3 search engine
Amusez vous à trouver le remix d'Alex Morph, il est tout aussi bon!
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